06/12/2006

† Le début † (suite)

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Ils élurent domicile dans une grotte, à l’écart de toutes âmes qui vivent, de peur de renouveler une telle horreur. La plaine lune suivante, ils se transformèrent tout deux et chassèrent dans la forêt. Ne voulant plus tuer des innocents, ils essayèrent de maîtriser, de s’allier à leur côté animal qui désormais était en eux. A force de méditer, ils réussirent à combattre toutes leurs peurs et de s’allier avec leur côté animal. Depuis, ils purent se transformer à volonté et de pouvoir approcher des créatures vivantes sans avoir l’envie irrépressible de tuer. Par précaution, ils continuèrent à rester à l’écart des humains.

Seulement, un jour Ulrick alla dans un village voisin et se fit agressé. L’agresseur lui donna un coup de poignard en plein cœur. Certes, Ulrick eu mal, mais ne mourut pas. Il se releva, sortit le poignard et le lança à terre. Ses yeux changèrent, ses crocs sortirent lentement et un grognement menaçant sortit de sa gorge Terrorisé, les deux voleurs s’enfuirent en courant et racontèrent à tous ce qu’ils avaient vu. D’abord personne ne les cru, mais au fil du temps, le fait divers devint une histoire pour faire peur aux enfants. Puis l’histoire devint une légende, la légende devint un mythe. A chaque fois qu’une mort suspecte survenait, elle a été provoquée par l’homme – loup. Plusieurs fois, les villageois organisèrent des battus. Mais à part avoir tuer de simple loup, ils ne les trouvèrent jamais.
Notre couple de lycans restèrent dans leur grotte et eurent un fils, Kalim ainsi qu’une fille, Myriam. Tout deux était lycans bien sûr. Ils vécurent en paix pendant un moment. Un soir, Kalim, sous sa forme loup, courrait dans la forêt et entendit des voix. Il s’en approcha prudemment et vit un groupe de jeunes gens sur le sentier. Il les entendit rire et s’amuser. Ce qui lui rappela cruellement ce qu’il n’avait pas : des amis. Alors, son côté loup se réveilla. Augmentant sa rage, il lui susurra : « Si tu ne peux pas avoir d’amis, pourquoi eux en auraient ? » Furieux contre le destin, il s’élança vers eux.
En entendant les grognements menaçants, le groupe s’éparpilla, affolé. Mais deux jeunes hommes restèrent et firent face à Karim, armés de solide morceau de bois. Bien que cela ne leur serai pas d’un grand secours, ils s’armèrent de courage et tentèrent de faire fuir ce loup gigantesque. Mais Kalim fut plus vif. Il se jeta sur l’un des deux et planta ses crocs dans l’épaule de sa proie. Alors qu’il allait lui arracher l’épaule, il reçut un lourd coup de bâton sur le sommet du crâne. Il lâcha sa proie et s’en prit à celui qui l’avait frappé. Tandis que le pauvre jeune homme se débattait pour survivre, son ami se releva péniblement et courut à toute vitesse vers son village. Lorsqu’il revint avec du renfort, il était trop tard pour lui et ils ne virent aucune trace de Kalim.
Les blessures du jeune homme se résorbèrent rapidement et il se trouva en excellente forme. Trop peut être. Il se rendit compte qu’il entendait nettement mieux qu’avant. Il pouvait voir plus loin avec plus de netteté qu’avant. Il sentait des choses que personnes d’autres ne percevait. Quelques lunes plus tard, lors de la pleine lune pour être exact, il sentait quelque chose d’étrange changer en lui. Il avait l’impression d’être à l’étroit dans son propre corps. Il sentit ses bras, ses jambes, son torse s’allonger et se recouvrir de longs poils noirs. Pris de panique, il déboula brusquement dans la chambre de ses parents. Alors qu’il voulait leur demander de l’aide, un grognement sortit de sa gorge. Il hurla de douleur, se prenant la tête de ses deux mains. Il avait l’impression que son crâne allait exploser au fur et à mesure de sa transformation. Ses parents horrifier de voir leur fils se changer en une créature nocturne, restèrent figé. Puis, son père attrapa un fusil et entreprit de tirer sur son fils. Avec une extrême agilité, celui-ci évita le coup de feu et attrapa l’arme dans sa gueule. Serrant sa mâchoire, il fit plier le métal en deux aussi facilement que s’il s’agissait d’un morceau de beurre. Au moment où il s’élança sur son père, sa mère hurla en voyant la scène d’une telle violence. Le cri attira automatiquement l’attention de son fils sur elle. Pétrifier par la peur, elle serra inconsciemment son crucifix contre sa poitrine. Alors, en un bond, son fils se jeta sur elle, toutes griffes dehors. Ils furent tout deux projeté sur la petite table de la chambre, qui se brisa sous leurs poids. Mais aucun des deux ne bougea. Leur fils retrouva son apparence humaine, mais ne bougeait toujours pas.

15:14 Écrit par bloody angel dans Histoire perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire, perso, sombre |  Facebook |

Commentaires

... J'aime bien ton style d'écriture... C'est agréable à lire ;-)

Écrit par : fallen-angel | 07/12/2006

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