14/06/2006

† Des pensées si noires †

La nuit. Instant magique où l’on peut se confier. Elle confère une intimité propre à elle-même, qu’elle est seule à pouvoir créer. Moment mystique où tout nous apparaît sous un autre jour. Propice à l’introspection, à l’avenir, lorsqu’on en à un. C'est dans ces moments où mon esprit pense à des millions de choses, auquel il est indifférent le jour. Changement soudain, pensées fugaces traversant les esprits égarées dans la nuit. Pensée à moi, à ma vie, à mes amies, à ma famille, à mon avenir, à tout ce qui vie, à tout ce qui n'existe pas ou à ce que j'aimerai qui existe. Mais ce soir, mes pensées sont plus sombres que je ne le voudrai vraiment. Mais je ne peux pas m'en n’empêcher. C'est comme ça.
Musique.J’ai besoin de musique, douce et lascive, pour penser, pour rêver, pour mourir. Oui, je veux mourir en écoutant de la musique. Partir avec un air que j’aime, un air que je connais et qui me parle. Un air … ami. J’écris ses mots sans vraiment réfléchir. Un peu à la manière de mes poèmes. Comme si mon inconscient profite de cet instant, pour s’exprimer. Exprimer les pensées les plus profondes, enfoui en moi. Des pensées sombres et froides n'existant que dans un monde sans étoiles. Pourquoi j'écris ça ? Je ne sais pas. Ça viens tout seule, un peu comme mes poèmes. Je ressasse sans arrêt les mêmes idées sans pour autant m'en débarrasser. Dommage, j'aurai pourtant aimé qu'il en soit ainsi. Je ne comprends pas pourquoi je suis ainsi. Je suis une femme portant plusieurs masques, ayant une seule personnalité. Ne veut montrer au monde que ce qu’elle veut, se protégeant ainsi des éventuels douleurs pour ne pas souffrir inutilement. Car elle sait que cette souffrance est nécessaire pour se construire, mais elle redoute que cette souffrance là détruise. Sous ses apparences de femme solide et réaliste, se cache une petite fille qui a peur du vide. Ce vide si sombre et profond. Si je tombe, qui viendra m'aider ? Qui viendra me rattraper ? Sauté du haut de ses années passées pour voir que tout est à recommencer. Peur du vide, peur de souffrir, peur de vivre. Ces lignes sont dignes d’un mal être, expié par un acte suicidaire.
Mais ce n’est pas ce que je veux. Non. Je ne veux pas mourir et j’ai peur de vivre. Je me trouve dans un interstice. Ne sachant plus quoi faire et essayé d’oublier ce mal être. En m’exprimant ainsi, par ma poésie et mes rimes, je me sens lyric, presque gothique.
Gothique, un bien grand mot pour si peu de chose. Un état d’esprit que beaucoup de gens partage et assume en grande partie. Mais les gens sont trop prompts à juger. N’aimant pas les différences, ils se sentent rejetés. Et moi, suis-je rejetée ? Probablement que non. Alors pourquoi tant de tristesse au fond de moi ? Pourquoi tant de mélancolie et d’idée noires ? Dehors, un couple se dispute, se brise. Ah l’amour ! Tout comme un navire, s’ils ne se font plus confiance, le navire devient frêle esquif, et se brise. Comme j’ai entendu dire : l’amour est comme une fleur. On s’occupe d’elle avec attention, on l’entretient avec passion pour qu’elle puisse pleinement s’épanouir. Mais l’amour me fuit ou je fuis l’amour. Je ne sais pas. Je vis ma vie comme je l’entends. Essayant de vivre chaque instant comme si c’était le dernier. Ce serait bien de faire ainsi. Mais l’Homme se borne à calculer et planifier. Essayant de contrôler tous les aspects de sa vie, se bornant d’oublier la mort qui arrive et qui il est. Car aussi jeune que nous soyons, ne nous leurrons pas. La mort n’est pas regardante sur l’âge. Ceux qui partent l’ont soit voulu et l’a provoque, soit elle est venu vous prendre par ordre de Dame Nature.
Et pourtant, ma vie passée n’est pas aussi triste. Bien que j’ai eu une enfance quelque peu difficile, ce n’est pas dramatique. Je ne comprends pas pourquoi cette tristesse, cette mélancolie. D’où vient elle ? Je ne comprends pas. Je ne me comprends pas. J’ai tout pour être heureuse, mais je ne le suis pas. Pourquoi ? Des corbeaux passent dans la nuit, en poussant leurs cris lugubres. Ai ce un présage ? Ou un simple passage ?
La vie, je n’ai pas eu les règles du jeu et je suis perdue. Peut être que c’est bien ainsi. Je ne sais pas. Si je pouvais, je sauterai de cette fenêtre et ouvrir mes ailes pour voler dans ce ciel de ténèbre. La nuit est mon moment préféré, mon instant magique dans cette triste vie.
Il faut que j’arrête d’écrire car si je continue, je noircirai des pages et des pages. Dormir, il faut que je pense à dormir pour oublier, ne serai ce qu’un instant qui je suis. Quelle ironie, moi qui suis si gentille. Pourquoi je me torture ainsi ? Un ange, voilà comment certain me qualifie. J’aime cette idée. Mais pourquoi cet ange a aussi mal ? Pourquoi cet ange déchu est il tombé aussi bas ? Des questions qui resterons sans réponses et en amènent d’autre. Comme un monstre se délectant de mes doutes, de mes peurs, de mes angoisses. Devenant de plus en plus fort à chaque instant et attend le moment pour dévorer l'être que je suis. Me confier à la nuit est mon but ce soir. Incapable de trouver le sommeil, je viens m'épancher sur ce petit coin rien qu'à moi. Enfin, à présent je pense en avoir fini pour cette nuit.

00:23 Écrit par bloody angel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : confidence |  Facebook |

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