27/03/2006

† Confidence †

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de me confier ce soir. Peut être ai-ce à cause de mon explication et cet élan me pousse à continuer. A croire que je me plais dans ma propre souffrance. Quelle ironie que ma vie. Apparemment j’aime souffrir mais je ne supporte pas voir la souffrance de mes proches, de mes amies. N’est ce pas étrange ? Enfin, passons.
Ce que je voulais confier est une période de ma vie où j’étais à deux doigts du néant. Allons, n’ayons pas peur des mots. J’étais à deux doigts de me suicider. A cette époque, j’avais qu’une obsession : mon avenir. Et je le voyais aussi noir que l’ébène. En plus, mes notes dégringolaient et ils ne fallaient pas compter sur l’aide des profs. A croire qu’ils ne servent pas à grand-chose. Enfin bon.
Au fil des jours, j’étais plus distante et d’humeur sombre, voir morbide. Je voulais la mort de tout le monde autour de moi. Si j’avais eu le pouvoir de tuer en une seule pensée il y aurait eu une hécatombe à cette époque. Mais plus les jours passaient, plus mon cœur s’assombrissait. Je ne sais pas trop comment vous expliquez, mais c’est comme si les ténèbres m’avait envahie. Je ne voyais plus rien de positif. Tout ce à quoi je m’intéressais et que j’aimais me laissais indifférente. La vie elle-même n’avait plus aucun intérêt pour moi.
Combien de fois j’ai pris un couteau dans la cuisine, prête à me trancher les veines. Combien de fois j’ai sentis la morsure de cette lame glaciale sur mon poignet. J’avais réfléchis, essayer de trouver une solution. Mais rien, pour moi il n’y avait aucune solution, plus d’espoir.
Alors pourquoi vivre si on n’a pas d’avenir ? Au fur et à mesure, ma souffrance grandissait et devenait insupportable. C’en était venu à un tel point, que je croyais devenir folle. Incapable de retenir mes larmes, une éternelle agonie, mélancolie tenace, voilà ce qu’était mon quotidien. Je suis consciente que d’autre que moi vive ou on vécut cela. Mais lorsque ça vous arrive, plus rien à par vous et vos souffrances n’existe. On se replis sur soi-même, on devient égoïste, ne pensant qu’à son malheur.
C’est étrange, je croyais que cette blessure était guérie depuis tout ce temps. Mais je me trompais. Je l’ai simplement oubliée et enfouis au plus profond de moi. Et voilà qu’elle resurgit. Non, elle est loin d’être guérit, sinon pour quoi ai-je mal ? Pourquoi ce simple souvenir me fait il souffrir ? Pendant que j’écris ses mots, sortant de mon âme, mes larmes coulent sur mon visage. Ai-ce de la délivrance ? De la peine ? Une vérité que je ne voulais pas affronter ? Mais voilà, elles sont bien là.
Mes amies, si vous lisez ces lignes, ne vous inquiétez pas. Je ne compte pas partir maintenant. Si je ne vous en ai pas parlé, c’est que je ne voulais pas entacher vos cœurs par la noirceur du mien. Une chose que je ne veux surtout pas faire. Mais voilà pourquoi mes poèmes sont si sombres. Ils sont en quelques sortent le reflet de mon âme, d’une partie de moi.
Pour finir, je n’ai pas réussis à le faire. Au fond de moi, je ne suis dis que ce serai trop facile. Abandonner sans combattre ? Pas question. Instinct de survie ? Sursaut de conscience ou de lucidité ? Je ne le saurai jamais.
Il faut bien comprendre que je me confie très rarement. Et comme je suis timide, ce n’est pas facile pour moi. Mais il y a un début à tout.

23:00 Écrit par bloody angel | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : confidence, poesie, poeme |  Facebook |

Commentaires

de la souffrance des anges.... Les anges...descendu sur terre pour aimer et aider les autres, mais ne peuvent en retour être aider et aimer à leur tour.
Continuelle souffrance de voir la vie autour de soi mener les autres à leur tragique mais innéluctable mort, et attendre sagement la notre, ou la provoquer si le courage nous prends.
les anges sur terre sont nés pour souffrir , et aider les autres à survivre à l'enfer. Pas de paradis, pas d'enfer; juste la terre et les milliards de vies toutes fragiles et dénués de destins.
Les dieux ont abandonnés la Terre aux humains : afin qu'ils créent leur propre Enfer.
Une poignée d'âme ont un soupçon divin de gentillesse et de respect envres la Vie, ce sont les Anges, et tu en fait partie.
Et oui ma soeur, la vie, l'amour, la mort, tout ça n'est qu'une l'escroquerie. Dieu, l'Eglise, le paradis et l'enfer des inventions de l'Homme.
Alors...quoi de véritable dans ce monde ?
La famille. Les VRAIS amis. la raison et les sentiments qui font notre humanité et non des animaux...

Écrit par : Jean-no | 30/03/2006

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